Un mariage sans musique ?
C’est possible !
L’ambiance dans les mariages maghrébins reste la même et ce depuis des années : Raï, Chaâbi marocain, musique sétifienne et autres gasba tunisienne. Mais de plus en plus de futurs mariés optent pour une toute autre ambiance, beaucoup plus calme et spirituelle. Des groupes de femmes ou d’hommes récitent le Coran avec pour seul instrument un tambour. Des gazelles racontent.
Evidemment l’ambiance est toute autre, ce qui ne semble pas avoir perturbé Nora : « J’ai beaucoup aimé la simplicité de la cérémonie. C’est mieux car nous avons l’occasion de parler à nos voisins de table et de réellement apprécier le mariage. Lorsqu’il y a des orchestres et des DJ, la musique assourdissante a tendance à vraiment déranger. J’ai découvert une ambiance différente et je suis plutôt emballée ! ».
Djamila a également assisté à un mariage sans orchestre traditionnel : « Au début, on a tendance à trouver l’ambiance bizarre, parce que les gens n’envahissent pas la piste de danse comme dans les mariages traditionnels. Mais très vite, on se rend compte que les chants religieux nous apaisent, on tend l’oreille et on apprécie vraiment. Et finalement on accroche carrément ! ».
En revanche pour Neïla, l’enchantement n’est pas au rendez-vous : « Pour moi un mariage sans un bon groupe ou un orchestre qui joue des morceaux célèbres n’est pas vraiment un mariage. L’ambiance doit être festive et je ne pense pas qu’elle le soit particulièrement avec pour seul groupe des femmes ou des hommes qui récitent le Coran. Je le ferai peut être pour des fiançailles mais pas pour un mariage… ».
Deux de nos gazelles ont visiblement apprécié l’ambiance mais opteront-elles pour un groupe d’Anasheed à leur propre mariage, pas si sûr : « Le mektoub me le dira mais c’est vrai que j’y penserai sérieusement quand le moment sera venu et puis il faut que mon futur mari soit d’accord aussi ! » plaisante Nora, quant à Djamila c’est un peu moins sûr : « J’ai apprécié cette ambiance apaisée, le fait que les femmes puissent discuter entre elles, sans parler de la beauté des chants religieux. Par contre, je dois avouer ne pas être sûre de vouloir la même chose pour mon mariage… ».
Sabrina BENALI
paru le 02/02/2012




