J’accepte un mariage arrangé…
Minées par les échecs amoureux et parce qu’elles arrivent à un âge avancé, elles se voient accepter de se marier avec celui « qu’il faut » et non celui qui fait battre leur cœur. Parfois rongées par les remords, d’autres fois pour prendre une belle revanche sur la vie, elles disent « oui » à l’homme qui saura les aimer au détriment de leur propre sentiment envers lui. Témoignages.
Nadia 27 ans, célibataire
« Je suis restée deux ans avec un homme qui me faisait miroiter le mariage jusqu’au jour où je me suis aperçue qu’il me menait en bateau. A force de décaler la date de nos fiançailles, j’ai fini par mettre fin à notre relation. Je ne souhaitais plus perdre de temps, puisque chaque minute est précieuse pour une femme qui atteint la trentaine. Il y a environ un mois, j’ai accepté la demande officielle de l’ami à mon frère qui me convoitait depuis tant d’années et que je n’osais pas regarder auparavant. Après m’être autant sacrifié pour une personne, je pense mériter d’être heureuse auprès d’un homme qui saura prendre soin de moi mais qui surtout saura m’aimer.»
Hakima, 34 ans mariée
« Après de nombreux échecs amoureux, j’ai vu mes opinions sur le mariage changer. J’ai rencontré mon mari par le biais d’une amie, lors d’un dîner organisé. Au début, je dois avouer que je ne lui ai pas mené la vie facile, mais au fil du temps, voyant qu’il tenait à moi malgré mon fort caractère, je me suis laissée aller et me suis confortée dans l’idée qu’il ferait certainement un bon mari et qui plus est, un bon papa. Au bout de cinq ans de mariage, je suis heureuse de découvrir que je ne me suis pas trompée. Je suis une femme et une maman comblée ! »
Warda, 31 ans célibataire
« Mes histoires d’amour ont presque réussi à m’écœurer de la vie en couple. Fort heureusement, j’ai su me ressaisir et avec l’âge, j’ai compris que chaque personne traverse des épreuves sentimentales différentes et que le prince charmant ne se trouve pas forcément au détour d’une ruelle. J’ai donc fini par accepter de rencontrer plusieurs soupirants par le biais de mes parents. Lorsqu’une une femme n’a pas réussi à trouver elle-même son compagnon de vie, elle doit mettre toutes les chances de son côté afin de rencontrer la bonne personne. Les intermédiaires, sont à mes yeux, la meilleure solution.»
Darine HABCHI
paru le 10/02/2012






