Il y a deux façons d’offrir quelque chose à quelqu’un qui possède déjà une belle montre. La première coûte le prix d’une seconde montre. La seconde coûte celui d’un dîner, et change davantage la façon dont la première est portée : un bracelet. Pas n’importe lequel ; un bracelet fait pour cette montre-là, qui lui donne une seconde allure sans toucher au bracelet d’origine.
Pourquoi le bracelet est le cadeau le plus sûr
Une montre de luxe se porte des années sur le bracelet livré avec elle, souvent par habitude. Le bracelet d’acier d’une Santos ou d’une Datejust convient au bureau et aux dîners ; il est moins à son aise à la piscine, en voyage, sous la crème solaire ou dans une salle de sport, et c’est précisément la pièce qui se raye, qui prend du jeu et qui perd de la valeur à la revente. Un bracelet en caoutchouc pour l’été, un bracelet en cuir pour le soir : la montre reste la même, le bracelet d’origine dort dans l’écrin, et celle ou celui qui la porte a soudain trois montres pour le prix d’un cadeau.
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter
La seule information indispensable est le modèle exact. Pas la taille du poignet, pas un tour de bras à mesurer en cachette : le modèle, et si possible la référence, que l’on trouve sur la carte de garantie ou sur la facture. Un bon bracelet n’est pas vendu à la largeur mais moulé pour une montre précise, avec des embouts courbés qui épousent le boîtier ; acheté à la largeur, il laisse un jour entre le bracelet et la montre, et le cadeau a l’air d’un cadeau bon marché. Les marques sérieuses classent leurs bracelets par montre : on choisit « Santos de Cartier », « Tank », « Datejust 36 » ou « Submariner », puis la couleur, puis la boucle, et les barrettes adaptées arrivent dans la boîte.
Pour elle : Cartier, presque toujours
Chez les femmes, la montre de luxe la plus offerte et la plus portée reste une Cartier, et c’est aussi la plus simple à habiller. La Santos de Cartier actuelle possède un système d’attache rapide dans les cornes : le bracelet d’acier se retire sans outil et un bracelet caoutchouc se clipse à la place en quelques secondes. La Tank et la Ballon Bleu se prêtent au cuir, noir, gris ou coloré. Helvetus, marque spécialisée dans le bracelet de remplacement haut de gamme avec plus de soixante-cinq mille clients dans le monde, propose des bracelets pour Cartier conçus pour chacun de ces modèles : en caoutchouc FKM pour la Santos, autour de cent vingt euros, et en cuir pour la Tank, la Ballon Bleu ou la Pasha, à partir de soixante-cinq euros environ.
Crédit : © Helvetus.
Pour lui : la Rolex qu’il n’ose pas porter partout
Le propriétaire d’une Submariner, d’une Datejust ou d’une Daytona a presque toujours le même problème : il ménage son bracelet. Un bracelet en caoutchouc FKM moulé pour sa référence règle la question pour environ quatre-vingt-sept euros, un peu plus pour une Daytona. Le FKM n’a rien à voir avec le silicone des bracelets à vingt euros : il ne colle pas, ne retient ni la poussière ni les odeurs, résiste à la crème solaire, à l’eau de mer et au chlore, et il est hypoallergénique. Helvetus garantit d’ailleurs ses bracelets en caoutchouc à vie, ce qui est rare dans cette catégorie.
Crédit : © Helvetus.
Les détails qui font le cadeau
La boucle doit s’accorder au boîtier : acier sur une montre acier, dorée ou rose sur une montre en or ou bicolore, noire pour un effet plus discret. Boucle ardillon pour la finesse sous une manche, boucle déployante pour la sécurité. Pour la couleur, le noir et le bleu marine ne se trompent jamais ; le vert, le blanc ou le bleu clair sont réservés à celles et ceux dont on connaît le goût. Comptez une expédition sous vingt-quatre heures, la livraison offerte et sans frais d’importation, et quatorze jours pour échanger un bracelet non porté si le modèle n’était pas le bon.
Le meilleur moment pour l’offrir n’est pas forcément Noël ni l’Aïd. C’est la veille d’un départ en vacances, quand la montre risquait, une fois de plus, de rester dans le coffre.

